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mercredi 29 juin 2016

L’acharnement des occidentaux contre la Russie



Guy Mettan: «Un discours va-t-en-guerre est savamment distillé en Occident»
 
Pour le journaliste et homme politique suisse, le nouvel axe en Europe de l’Ouest n’est plus Paris-Berlin, mais Berlin-Varsovie. Interview.

Il est intéressant de noter que la russophobie moderne a commencé en France à la fin du XVIIIe siècle, quand le cabinet secret du roi Louis XV a forgé un faux «Testament de Pierre le Grand», dans lequel le grand tsar russe aurait enjoint à ses successeurs de conquérir l’Europe. Napoléon l’a fait publier en 1812 afin de mieux justifier son invasion préventive de la Russie en 1813. 

Les Anglais l’on traduit et utilisé pour justifier leur invasion de la Crimée en 1853. Ce pseudo-testament a été dénoncé comme un faux seulement à la fin du XIXe siècle, après avoir inspiré des décennies de russophobie française et anglaise. 

Il s’agit exactement de la même manipulation que celle que les Américains ont utilisée en 2003 pour justifier l’invasion de l’Irak. Les fausses armes de destruction massive de Saddam Hussein relèvent de la même mystification. 

Ce n’est qu’une fois le forfait réalisé que la vérité finit par éclater. L’histoire est encore trop récente pour qu’on y voie clair. Mais il y a fort à parier que les événements de Maidan en Ukraine, en février 2014, relèvent de la même technique de manipulation. 

Le putsch qui a permis de renverser le gouvernement légal d’Ukraine a été savamment préparé pendant des années par des campagnes financées par les milliards déversés par les Etats-Unis, comme l’a reconnu la secrétaire d’Etat adjointe Victoria Nuland devant le Congrès (les fameux cinq milliards de dollars), pour être déclenché à la faveur de manifestations populaires contre le gouvernement, par ailleurs légitimes étant donné la corruption ambiante. 

Le résultat, c’est que le gouvernement actuel se révèle tout aussi corrompu que le précédent, mais qu’aucun média occidental ne s’en soucie, puisqu’il a désormais basculé dans le «bon camp».

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